30-11-2008

Pour décrocher l’oscar du film d’aventure

Plus de 4000 visiteurs applaudissaient la récente cuvée cinématographique d’aventure lors du dernier Festival international du film d’aventure de Montréal (FIFAM). Pour voir votre nom au générique sur grand écran l’an prochain, voici ce que vous devez faire.

1- Trouver un scénario plutôt qu’un budget
Guillaume Broust, grand amateur de plein air et vidéaste averti, s’adonne depuis cinq ans au docufiction. Le concept : trouver des équipes qui partent en expédition et en faire un film en y ajoutant certaines scènes jouées : « On fait des miracles avec très peu de budget », dit ce réalisateur français. Son film, Azazel, a d’ailleurs remporté les grands honneurs au FIFAM en 2007. « On a filmé le tout avec une caméra peu dispendieuse par des grimpeurs qui n’avaient jamais touché à ce genre d’appareil. Par contre, nous avons travaillé longtemps au scénario du film », souligne-t-il.

2- Bien choisir ses acteurs
Pour le « casting », les auditions sont moins longues qu’à Hollywood : « Les acteurs, ce sont les grimpeurs! C’est sûr qu’ils ne vont pas faire des rôles de composition, mais ils sont toujours très enjoués, et la compétition fait rage pour savoir qui sortira la meilleure blague », se souvient Guillaume Broust.

3- Capter de belles images
Si le cadrage n’est pas complètement maîtrisé, le montage numérique pourra compenser un peu. Le montage sera la touche qui va rythmer le film et « sauver » des prises de vues moins intéressantes, comme des couleurs fades, par exemple.

4- Prendre son temps
S’il ne faut pas imposer trop de contraintes temporelles, il faut un effort supplémentaire pour ramener du bon matériel. « Les gens qui ont tourné Azazel sont partis en expédition en plus de perdre du temps précieux à sortir un caméscope, car impossible de rejouer des scènes ou de revenir filmer ce que l’on a oublié », dit le réalisateur.


Trucs pratiques
• N’oubliez pas de mettre une carte ou du film dans la caméra! (Cela peut sembler niaiseux comme truc, mais vous verrez bien!)
• Privilégiez la sécurité : les yeux focalisant sur la prise de vue, vous pouvez facilement oublier votre propre sécurité…
• Ne pas échapper votre matériel à l’eau.
• Élaborer à l’avance votre scénario.
• N’oubliez pas de faire signer une autorisation légale aux acteurs.
• Alterner plan large et plan serré. (N’oubliez pas de filmer les détails.)
• Penser à faire des plans de coupe : le paysage, la roche, les oiseaux…

Publié par lesours dans Culture | Pas de Commentaires »

26-11-2008

La Nouvelle-Angleterre de long, en large… et de travers!

Après cinq heures de route, on arrive dans la ville de Portsmouth. Pleine de charme et digne d’une virée dans l’Angleterre du XVIIe siècle, cette ville possède l’avantage d’être entourée des plus belles plages de la région. Hampton Beach et The Wallis Sand State Beach sont des endroits rêvés pour les amateurs de planche. À proximité, on trouve également le parc national Pawtuckaway, petit paradis pour kayakistes en herbe et cyclistes avertis.

Arrêt no 1

Portsmouth, la victorienne
2 jours de découverte historique

Centre névralgique du transit commercial en Nouvelle-Angleterre avant la révolution américaine, la ville de Portsmouth, fondée en 1653, est un joyau d’architecture victorienne. Une balade dans ses rues permet de découvrir la multitude de boutiques d’artisanat et de spécialités. Ici, pas de bannières de franchises : le charme de la tradition est une marque de commerce prisée. Dans la vieille ville, maintes occasions sont données de goûter aux fruits de la pêche ou de s’asseoir à un café pour apprécier le décor. L’architecture coloniale transporte les visiteurs dans le temps pour aboutir au site historique de Strawberry Banke. La visite laisse paraître 400 ans de l’évolution de cette petite ville, de son apogée sur le plan commercial à son déclin industriel.

Arrêt no 2

Surf’in…
3 jours de plage et de surf

La vague d’Habitat 67 ne vous suffit plus? À vingt minutes de route depuis Portsmouth vers le sud, de nombreuses plages s’offrent à vous. Par l’autoroute 1A, on se rend à North Hampton State Beach ou Jenness Beach, les deux plages les plus courues. Les surfers avertis font le détour jusqu’à Hampton Beach State Park : cette plage est à l’abri de l’agitation du « boardwalk »… et de la foule.

Wallis Sands State Beach est moins fréquentée et accueille des habitués de Portsmouth. L’accès à la plage est gratuit, mais il en coûte de 5 $ à 10 $ par jour pour stationner sa voiture dans un des nombreux stationnements publics ou privés de Hampton Beach. Le vélo est alors le moyen le plus économique de visiter toutes les plages.

Entre deux séances de bronzage, s’il vous prend l’envie d’essayer le surf, adressez-vous à la boutique Cinamon Rainbows qui propose des leçons (50 $US de l’heure, maximum deux personnes) avec location d’équipement (surf : 25 $US/jour). Plus loin sur la rue Ocean Boulevard, Zapstix Surf Shop propose des cours individuels d’une heure pour 45 $US, planche et combinaison incluses, car l’eau y est particulièrement fraîche, même en juillet : « Mais il y a de bonnes conditions pour surfer, moins de foules qu’à Hampton et des vagues entre deux et six pieds », dit Mike Paugh, l’un des vendeurs chez Zapstix. Pour dîner ou souper, essayez Ashworth by the Sea Restaurant, un endroit élégant où les fruits de mer se mangent à toutes les sauces.

> Cinamon Rainbows
603 929-7467 • cinnamonrainbows.com

> Zapstix Surf Shop
603 474-7873 • zapstixsurf.com

Arrêt no 3

Au Pawtuckaway, les pieds dans l’eau
2 jours nautique et d’escalade de bloc

Les occasions de se jeter à l’eau ne manquent pas au parc national de Pawtuckaway. La navigation de plaisance, la baignade et la pêche se pratiquent sans aucun problème. Des canots et bateaux de plaisance se louent dans le parc.

Outre les activités nautiques, le parc dispose de 2266 hectares accessibles aux randonneurs et aux vélos de montagne. Pawtuckaway constitue un terrain géologique unique où de grands rochers ont été déposés à la fin de la période glaciaire. Au nord-ouest du parc, les grimpeurs pratiquent l’escalade de blocs sur des rochers d’environ neuf mètres. Des sentiers parcourent les trois montagnes et permettent une vue magnifique sur la forêt de chênes environnante. Avec un peu de chance, on peut même apercevoir un chevreuil ou un orignal.

CARNET DE BORD

• Accès : Prendre l’autoroute 10 en direction de Sherbrooke, puis la 55 Sud à partir de Magog. De l’autre côté de la frontière, suivre la 91 Sud puis la 93 Sud jusqu’à Manchester. Tourner sur la 101 en direction est. Ensuite, la route 95 Nord vous mènera à Portsmouth.

De Portsmouth à :
1- Hampton Beach : Prendre la route 1A qui longe la côte en direction sud.
2- Parc national de Pawtuckaway : Revenir sur la 101 en direction ouest et prendre la sortie no 5. Suivre ensuite les directions pour le parc.

• Hébergement

  • à Portsmouth : Inn at Christian Shore (B&B) : 603 431-6770 • innatchristianshore.com
  • à Hampton Beach : Chel al camping : 603 964-5730 • shel-al.com
  • à Pawtuckaway : Camping : 603 271-3628 • nhparks.state.nh.usEn un clin d’œil
    Où : Nouvelle-Angleterre (États-Unis).
    Quoi : Portsmouth – Surf – Pawtuckaway.
    Durée : Environ 7 jours.
    Quand : De juin à septembre.
  • Publié par lesours dans Tourisme | Pas de Commentaires »

    26-11-2008

    Montérégie: En selle au cœur des villages historiques

    Activité : Vélo de route

    Dans la région de la Montérégie, les villages de la vallée du Richelieu, jalonnés de maisons historiques, offrent un périple charmant pour les cyclistes.

    Pour explorer ce coin un peu oublié, démarrez à Beloeil sur la rue Saint-Jean-Baptiste. Flânez au milieu des maisons seigneuriales avant de vous laisser rouler le long de la rivière. Prenez vers le nord sur la 223, et filez le long de la rivière Richelieu jusqu’au traversier pour traverser du village de Saint-Marc-sur-Richelieu au village voisin de Saint-Charles-sur-Richelieu. Creuset du mouvement des patriotes, cette petite ville a été témoin de nombreuses batailles.

    Suivez ensuite la route 133 (aussi appelé chemin des Patriotes), toujours vers le nord. Empruntez le rang Amyot sur votre droite lorsque vous le croiserez. Vous entrerez alors dans les terres sur une trentaine de kilomètres avant de tourner à gauche sur l’avenue Yamaska. Vous verrez au loin se dessiner les clochers de l’étape suivante : Saint-Denis-sur-Richelieu. Au bout, prenez à gauche pour suivre le dédale de bâtisses en pierres anciennes. Pas très loin, un second traversier vous emmènera de l’autre côté de la rivière à Saint-Antoine-sur-Richelieu qui fait partie de l’Association des plus beaux villages du Québec. Cette ville rappelle les racines de la vieille Europe, tant par ses paysages agricoles que par son habitat traditionnel. La visite du marché champêtre, où artistes et artisans s’y donnent rendez-vous chaque dimanche, est un incontournable.

    Au retour, prenez la rue du rivage en direction sud, puis tournez à droite sur le chemin Monseigneur-Gravel. Quatre kilomètres plus loin, tournez à gauche sur le rang de l’Acadie. Vous visiterez alors l’arrière-pays en passant par la campagne. Poursuivez sur le chemin du Second-Ruisseau qui deviendra à son tour la rue Labonté avant de bifurquer vers la gauche. Continuez ensuite sur la montée de Verchères qui sillonne un peu avant de revenir sur la route 223. Prenez à droite et pédalez vers le sud jusqu’à ce que réapparaisse Beloeil.

    Activité : Vélo de route.
    Niveau : Débutant à intermédiaire.
    Distances : 70 km .
    Accès : Autoroute 20 Est, sortie 109 ou 112 vers Beloeil.
    Coût : Traversier de Saint-Antoine-sur-Richelieu : 4 $, Traversier de Saint-Marc-sur-Richelieu : 2 $.
    Infos : Tourisme Vallée-du-Richelieu : regiongourmande.com

    Publié par lesours dans Tourisme | Pas de Commentaires »

    23-11-2008

    L’envers des fibres écologiques

    Les ventes mondiales de coton biologique ont augmenté de 83 % en 2007. Dans le plein air, les textiles « verts » ont aussi le vent en poupe. Une avancée qu’on croit bénéfique pour la planète… à condition de ne pas regarder de trop près.

    Le naturel en ligne de mire
    Le coton est la matière naturelle par excellence. « Mais elle est de loin la plus dangereuse », dit Roger Laroche, professeur en gestion environnementale au Cégep de Rosemont. Non seulement il utilise 25 % des pesticides mondiaux, mais sa culture nécessite une énorme quantité d’eau. Même en supprimant les pesticides de la culture du coton, reste le procédé d’ennoblissement (méthode chimique ou organique qui procure au produit ses caractéristiques finales), une étape très polluante. « De nombreux produits chimiques sont utilisés pour arriver au produit final », indique Myriam Goldminc, coauteur du livre « la fibre écologique« . La laine subit aussi des opérations très polluantes à base de chlore et de résine.

    Pour sa part, le coton « biologique » n’est pas traité avec des produits chimiques et son mode de culture diminue l’utilisation de pesticides. La présidente du label Ecocert Canada, Françoise Gravel, déplore toutefois de ne pas avoir plus de demandes pour sa certification d’entreprises : « Le Canada ne dispose pas de label officiel, donc n’importe qui peut afficher le mot ‘’biologique’’ sur les produits sans aucune réglementation. »

    Les consommateurs sont donc obligés de faire confiance aux compagnies pour connaître le pourcentage de matières recyclées utilisées. Par exemple, la compagnie de vêtements PrAna a obtenu pour son coton bio la certification de Skal, – un organisme indépendant basé aux Pays-Bas – mais a conçu son propre logo « écolo » pour le polyester qu’elle utilise. Pourtant, dans cette jungle de labels autoproclamés, difficile de savoir jusqu’où les principes écologiques sont respectés. Et les compagnies n’indiquent pas toujours de quoi ces matières sont composées, ni d’où elles proviennent. « Les Québécois ont une confiance aveugle dans les discours des entreprises », estime Roger Laroche.

    Footprint Chronicles
    La compagnie Patagonia vient de remporter un prestigieux Webby Awards pour son site Footprint Chronicles qui indique l’empreinte écologique de certains de ses produits.

    Alerte chimique
    Certains produits d’origine pétrochimique sont recyclables : les fameuses bouteilles d’eau en plastique (PET 1) sont notamment transformées en laine polaire. La fibre qui en est extraite provient d’un procédé que l’on peut qualifier de « propre » : « Dans le tissu technique de plein air, si la chaîne de récupération est bonne, le polyester peut s’avérer meilleur que certaines fibres naturelles! », affirme Roger Laroche. En recyclant ces vêtements une fois usés, la boucle du recyclage possède tout d’une méthode « durable ».

    Aujourd’hui, la tendance est au bambou : une plante qui pousse rapidement et qui n’a pas besoin de beaucoup d’eau. Mais en l’absence de certification, rien n’assure que sa culture n’utilise pas de pesticides. De plus, il faut l’extraire chimiquement comme la fibre à base d’écorce de noix de coco. Même si ces matières premières sont renouvelables, les procédés pour les transformer en tissus sont loin d’être écologiques.

    L’empire du textile contre-attaque
    Heureusement, le « 100 % bio » n’est pas la seule alternative pour espérer un jour atteindre un véritable développement durable dans la production de vêtements de plein air. Les chercheurs testent notamment des systèmes de régulation avec des matières climatiques respirantes. Les fibres « intelligentes » ont la côte : chandails qui bloquent les rayons UV, qui repoussent les insectes ou même qui durent toute une vie. Jean-François Parent, directeur du magasin Arc’teryx à Montréal, défend cette conception : « Notre marque mise sur la robustesse de ses produits en Gore-Tex utilisable une dizaine d’années! ». Cependant, jusqu’à présent ce tissu n’est pas recyclable. L’avenir pourrait même nous surprendre : « Dans l’évolution des matières de plein air technique, la technologie des fibres intelligentes est irréversible. Ce qui risque d’arriver, c’est la conception hybride de matière naturelle et technique », dit Roger Laroche.

    Publié par lesours dans Environnement, Novembre 2008 | Pas de Commentaires »

    23-11-2008

    Duo • Saguenay–Lac-Saint-Jean

    Maison du Vebron
    Aux portes du Saguenay se trouve un petit hôtel aux charmes inépuisables. Le village de L’Anse-Saint-Jean donne sur le majestueux fjord, où attendent à quai les catamarans. Depuis ce débarcadère, à une heure de marche, on arrive sous de magnifiques et grandioses chutes d’eau. Les maisons du XIXe siècle arborent fièrement des écriteaux expliquant leur histoire. Le passé de L’Anse-Saint-Jean n’est pas sans remous : il fut même proclamé monarchie municipale (sic) par un artiste de la région en 1997. Un immanquable détour s’effectue par la pâtisserie « Chez Louise » qui a l’art et la manière de cuisiner des carrés aux framboises exquis. Tout près, à six kilomètres du bourg, des bains nordiques jouissent d’un merveilleux panorama à la cime des arbres. La station Édouard-les-Bains permet de se prélasser sur une terrasse enchanteresse dans des bains à remous entourés d’épinettes. Lefforfait bains nordiques et massage avec une nuitée et déjeuner coûte 125 $ par personne. Prévoyez 88 $ pour une nuit et un déjeuner combiné à une sortie en kayak avec excursion guidée.

    Nid douillet
    L’auberge dispose d’un salon convivial avec piano et cheminée ainsi que d’une salle à manger. En plus d’une cuisine commune, les 18 chambres coquettes sont spacieuses, dotées de salles de bain privées et d’un minifrigo. Chaque pavillon est aménagé avec une salle de conférence, un salon de billard, une pièce de douches et un vestiaire aéré pour motoneigistes. Comptez 80 $ par nuitée avec déjeuner.
    > 418 272-3232 • maisondevebron.com

    Bonne Table
    Le Bistro de l’Anse est tenu par six amis et les murs d’origine sont aujourd’hui teintés du passé de cette ancienne maison de chasse et de pêche. Quelques tables sont disposées à l’intérieur, mais la terrasse est la plus prisée. Les mets sont des créations du chef : le burger au steak de cerf ou encore la flammenküche alsacienne figurent sur ce menu aussi abordable qu’alléchant. Le bistro est ouvert de midi à minuit tous les soirs et propose les déjeuners à partir de 9 h le week-end. Repère des fines oreilles, le bistro offre une belle programmation musicale.

    Action
    • Une piste de vélo pour débutants de 10 km est accessible à L’Anse-Saint-Jean. Elle longe la rivière Saint-Jean et permet aux cyclistes de visiter une face cachée du village. Location de vélo pour 2 heures à 15 $ et 25 $ pour la journée.

    • De L’Anse-Saint-Jean à Saint-Félix-d’Otis, les cyclistes plus aguerris pourront user leurs mollets sur près de 72 km (aller-retour) de côtes difficiles. Suivez la route 170 direction nord. Les paysages sont spectaculaires, mais la route est dépourvue d’accotement.

    • Partez à l’assaut du fjord en kayak de mer. Pour trois heures ou trois jours, vous pagayerez avec un guide au cœur d’un décor unique. À partir de 48 $. > 418 272-3024 • fjord-en-kayak.ca

    • Un parcours pédestre de 24,7 km (qui passe près de magnifiques chutes) est tracé au cœur du parc du Saguenay. Ce tronçon (de niveau intermédiaire) représente un dénivelé de 540 mètres et offre plusieurs points de vue sur le fjord. Il passe par Baie Éternité et le belvédère de L’Anse-de-Tabatière.

    Publié par lesours dans Novembre 2008, Tourisme | Pas de Commentaires »

    20-11-2008

    L’avis des autres

    Das Leben der Anderen (La vie des autres), sacré meilleur film européen est nominé aux Oscars 2007.  Ulrich Mühe, l’acteur principal disponible et agréable à une table du café Savigny, nous parle de « La vie des autres », et de sa vie en ex-RDA.

     

    Vous avez-vous-même été suivi par la Stasi, l’aviez-vous remarqué?

     

    Non, mais on vivait avec la conscience que partout, des gens travaillaient pour la Stasi. Mais c’est en lisant mon dossier dans les archives de la Stasi que j’ai définitivement dit adieu à ce régime. J’ai été très surpris qu’il débute dès mes études. J’ai surtout été choqué de trouver mon nom sur une liste de personnes qui auraient été internées dans un camp en cas de guerre civile… Que ce soit allé aussi loin…

     

     

    Etre acteur dans une dictature, que cela signifiait-il pour vous ?

     

    Dans une dictature, l’art n’a pas la même fonction que dans les sociétés démocratiques. Quand il n’y a pas de journaux et que les radios sont pilotées d’en haut, il ne reste que l’art pour parler aux gens d’eux-mêmes et de leur réalité. Par exemple, quand on a mis en scène Egmont de Goethe, pièce qui se déroule dans une Belgique occupée par les troupes espagnoles, le lien avec la présence des troupes soviétique en RDA était clairement sous-entendu… A la fin, Egmont, agonisant, appelle la population à se battre pour la liberté. J’ai dit au metteur en scène que je ne pouvais pas exhorter les gens à descendre dans la rue. Moi, j’étais connu, donc si je me « rebellais », on n’allait pas se débarrasser de moi aussi facilement. Mais pour un quidam, ça pouvait aller très vite… On a donc fait en sorte que le personnage soit victime d’une crise cardiaque et qu’il parle comme en rêve, comme un dernier espoir et non un appel à la mobilisation. Je ne voulais pas prendre la responsabilité de risquer la vie des gens.

     

     

    Avez-vous eu parfois la sensation de pousser le bouchon trop loin ?

     

    En improvisant sur scène, je jouais parfois un jeu dangereux. Dans Le marchand de Venise, j’interprétais le rôle d’un bouffon qui veut partir de chez lui. Pendant son monologue, j’ai construit sur la scène un petit mur puis j’ai regardé de l’autre côté en disant : « Je rejoins les autres ou je reste ici ? »  Ensuite, j’ai énuméré les artistes et les sportifs qui ne sont jamais revenus de leur voyage à l’Ouest. A la fin, mon intendant m’a mis en garde: « Tu sais que ce que tu viens de faire ne va pas rester sans suite… » C’était amusant de voir jusqu’où je pouvais aller… Grâce à la notoriété, je pouvais me permettre l’insolence. Je ne voulais pas décevoir les gens qui venaient au théâtre dans l’espoir d’entendre une contre-vérité.

     

    Que souhaitez-vous que l’on retienne de « La vie des autres » ?

     

    En tournant, j’ai pensé aux 17 millions de personnes concernées, je souhaite qu’en voyant le film, elles se disent: « Tschüss, c’est fini, tant mieux! »  Car ces dernières années, la manière de présenter la RDA à la télé ou au cinéma, c’était plutôt: « Oh, c’était marrant et mignon toutes ces Trabis…”. C’est malheureusement une déformation complète de la réalité.

    Publié par lesours dans Culture | Pas de Commentaires »

    20-11-2008

    Ayo met l’Allemagne à genoux

    Un soir, au printemps dernier, sur une chaîne hertzienne française, elle a fait son apparition. Un visage de femme-enfant rayonnant, une voix soul fragile et grave à la fois, une douceur à toute épreuve… En quelques concerts, du haut de ses vingt-cinq printemps, elle a réussi tout en fraîcheur à se faire une place dans le paysage musical français.
    Son album, intitulé Joyful entremêle folk, jazz et reggae, avec des textes d’une mélancolie un brin autobiographique.
    Elle a transité par Londres et New York, chantant dans les bars, pour finalement exploser à Paris. Après son succès immédiat dans l´Hexagone, elle revient timidement à l´attaque en Allemagne, dans le pays où elle a grandi.  Avant de se produire dans une même soirée avec Patrice, TY et Julian Smith, elle nous reçoit à son hôtel près de la Ostbahnhof pour nous parler de son parcours. Artiste à l’ascendance multiculturelle, de père nigérian et de mère roumaine, une enfance chaotique l´a dotée d´une force qui lui  permet de savourer son succès avec modération.

    Comment définissez-vous votre musique ?
    C´est très difficile de définir mon style musical, car c´est un grand mélange, un peu comme moi. Je sens l’influence de la musique de mon père, de Donnie Hathaway et de Jimmy Cliff. Mais mon style reste quelque chose de très personnel.

    Vous êtes souvent classée dans la même catégorie que Lauryn Hill, qu’est-ce que vous en pensez ?
    Vous pourriez aussi me dire Macy Gray ou Alicia Keys. Voilà, quand on est noire, qu’on chante et qu’on joue de la guitare, les gens ne peuvent pas s´empêcher de voir des analogies. On se ressemble côté look et état d´esprit, mais notre musique est très différente. Et même si en tant qu’artiste, on a toujours envie de se croire unique, être comparé à Lauryn Hill, c´est flatteur …
     

    Votre album est sorti en France en juin et les ventes ont littéralement explosé. Quel effet cela fait-il ?

    Ma musique existe avec ou sans disque. Peut-être que demain, je n´aurais plus de succès et que j´irais jouer dans un hôtel au Maroc. Ce sera sûrement moins stressant. Sinon, le seul truc qui a vraiment changé dans ma vie, c’est que je ne dors plus beaucoup, en fait !
     

    La sortie de votre album en Allemagne est prévue pour novembre, est-ce que vous l´appréhendez ?

    Je me suis échappée d´Allemagne il y a cinq ans. C´était vital pour moi, de tout quitter pour recommencer à zéro. Ce pays n´était pas pour moi, je me sentais un peu perdue ici. Je ne sais pas du tout comment je vais être accueillie par le public, c´est étrange de jouer  ici. J´ai pas vraiment le temps de réaliser, tout se passe trop vite.

    D’après vous, les artistes allemands ont du mal à s´exporter au pays de la chanson française ?
    C´est vrai que c’est très rare pour des artistes qui ne chantent pas en français d´être signé en France. Mais beaucoup s´imaginent que c´est impossible sans essayer !

    Publié par lesours dans Culture | Pas de Commentaires »

    20-11-2008

    Vélo de route: La boucle des 4 canaux

    Piste cyclable Soulanges
    La belle saison s’est installée, il est donc temps de sortir les montures pour en profiter. Aux abords de Montréal, un itinéraire de vélo vous emmène le long de quatre canaux historiques.

    Au parc Pointe-des-Cascades, on suit sur 22 km les pistes complètement asphaltées entre le canal de Soulanges et les champs jusqu’au pont Monseigneur Langlois. Après être passé sous le pont, on rejoint les barrages d’Hydro-Québec réservés aux cyclistes. La brise du large arrive à point pour rafraîchir le cycliste sur cette portion du trajet. On traverse ensuite la ville de Salaberry-de-Valleyfield en effectuant une boucle en longeant l’ancien Canal de Beauharnois et la marina.

    Une fois la marina dépassée, on poursuit sur la chaussée désignée vers le sud jusqu’au bout du boulevard des Érables pour atteindre le « nouveau » Canal de Beauharnois creusé en 1930 qui a donné naissance au statut d’île à ce coin de pays. La piste cyclable longe ce canal et le parc régional de Beauharnois-Salaberry en alternant entre paysages riverains et champêtres. Tournez à gauche sur le rang Sainte-Marie Est pour traverser le village et ensuite virer à droite sur le boulevard Pie-XII. Au bout, vous arriverez à la halte de l’hydroélectricité.

    Vous pourrez alors choisir de partir vers la gauche ou la droite : une boucle sur une route en poussière de roche permet d’apprécier le parc régional des Îles-de-Saint-Timothée et la puissance du courant de l’eau pour rejoindre la navette fluviale Les Cèdres – Salaberry-de-Valleyfield. Prenez garde de vous y présenter lors des heures d’ouverture! Une fois de l’autre côté, vous pourrez décider de retourner sur vos pas par le chemin du Canal (on peut l’atteindre en prenant le chemin Saint-Féréol à gauche du débarcadère) ou encore prendre le chemin du Fleuve par la droite et rejoindre votre voiture garée au parc Pointe-des-Cascades situé au bout de ce chemin.

    Activité : Vélo de route.
    Niveau : Pour tous.
    Distances : 73 km.
    Accès : Prendre l’autoroute 20 Ouest. Après le pont Taschereau, tournez à gauche sur le chemin de Lotbinière. Plus loin, prenez à gauche sur l’avenue des Cascades, puis à droite sur la rue Centrale. Au bout, tournez à gauche sur le chemin du Fleuve. Le parc Pointe-des-Cascades est situé au bout.
    Coût : Navette fluviale : aller-simple 2 $, aller-retour 3 $,
    Autres infos : Navette fluviale Les Cèdres – Salaberry-de-Valleyfield ouverte (si la température le permet) du 17 mai au 22 juin les samedis et dimanches et jours fériés de 10 h à 17 h. Du 23 juin au 1er septembre du jeudi au dimanche de 10 h à 17 h. (ville.lescedres.qc.ca)
    Infos : 1 800 378-7648 • velo.balades.ca

    Publié par lesours dans Tourisme | Pas de Commentaires »

    19-11-2008

    L’écotourisme québecois à la loupe

    À l’intérieur des parcs nationaux, les politiques environnementales qui entourent les activités de plein air sont clairement régies par le gouvernement. Mais hors de ces zones, tout devient flou.

    L’écotourisme et le tourisme d’aventure occupaient 10 % des dépenses touristiques au Québec en 2007 selon Aventure Écotourisme Québec (AEQ). Lorsque le ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs crée un parc, il n’y va pas à l’aveuglette. Il étudie le milieu pour identifier les lieux qui seront protégés et ceux qui accueilleront les activités et l’hébergement. D’ici 2010, le gouvernement espère protéger ainsi 8 % de son territoire. Un objectif difficile à obtenir dans les secteurs habités : « Il est beaucoup plus facile de protéger 1 % du territoire dans le nord que dans le sud », dit Patrick Graillon, coordinateur à la conservation à la Sépaq. « Mais certains parcs, comme le mont Saint-Bruno ou le parc d’Oka, sont petits, mais stratégiques pour la protection d’espèces rares », poursuit-il.

    Bouteilles de propane recyclées, énergie solaire dans les chalets reculés et compteur d’eau sont autant de mesures mises en place par la Sépaq pour respecter l’environnement. « On travaille actuellement à l’écriture d’une politique de gérance environnementale », dévoile Patrick Graillon.

    Pour sa part, l’AEQ (qui regroupe plus de 110 entreprises de tourisme d’aventure) n’a pas commandé d’étude sur les producteurs d’écotourisme depuis 2001. Une situation qui se défend, selon le conseiller à l’accréditation de l’AEQ et directeur du baccalauréat de plein air de l’Université de Chicoutimi, David Mepham : « L’écotourisme se définit plus dans le dessein et l’intention qu’on y met. Pas mal d’entreprises d’aventure œuvrent en écotourisme sans porter notre logo ». C’est notamment le cas de l’école de voile Écovoile de Carleton : cette coopérative œuvre pour faire connaître le milieu marin, mais ne peut prétendre à l’accréditation. Certains de ses instructeurs certifiés ne sont pas majeurs, un critère incontournable pour l’AEQ.

    Car pour entrer dans le cercle des « sociétés écotouristiques », l’AEQ a mis en œuvre une politique d’accréditation. Elle évalue les entreprises de tourisme sur le niveau de compétence de leurs employés, les mesures de sécurité prises ainsi que l’enseignement théorique sur le milieu exploité. « Les entreprises candidates à l’accréditation sont volontaires. Elles décident elles-mêmes de s’infliger un régime strict pour offrir un produit de qualité », explique David Mepham. Ensuite, des contrôles de qualité se font tous les deux ans, ce qui est loin de contenter tout le monde : « On aimerait en avoir encore plus souvent pour paraître vraiment professionnel! », précise Yann Bariault d’Eskamer Aventure.

    Un engagement qui demeure volontaire, car aucune mesure législative n’encadre la pratique écotouristique au Québec. Pour pallier ce manque, la pression pourrait provenir des associations touristiques régionales ou des centres de villégiatures : en refusant de travailler avec des entreprises non accréditées, les entrepreneurs seraient forcés de se plier à ces requêtes. En attendant, une centaine d’entreprises ont rejoint l’AEQ et s’imposent elles-mêmes des critères de sécurité et environnementaux élevés.

    Code de l’écotouriste
    • S’informer des particularités et de la réglementation concernant le milieu visité pour le respecter et en faire la promotion.
    • Utiliser (pour la vaisselle et l’hygiène personnelle) une quantité minimale de savon biodégradable à un endroit éloigné de tout cours d’eau.
    • Rapporter toujours ses déchets et produits hygiéniques à l’endroit prévu à cet effet.
    • Demeurer sur les sentiers existants.
    • Opter pour le réchaud au naphte et la lumière frontale, plutôt que de faire un feu.
    • Ne rien prélever (roches, cornes, coquillages, fleurs, champignons, etc.)
    Source : AEQ.com

    Publié par lesours dans Environnement | Pas de Commentaires »

    19-11-2008

    Petit lexique des termes « bio »

  • Bambou
    Il pousse vite et ne nécessite pas d’engrais. Néanmoins, il s’agit d’une fibre artificielle obtenue par transformation qui est souvent importée d’Asie. 
  • Chanvre
    Le chanvre est cultivable sans engrais ni pesticides. Cependant, sa culture est interdite dans de nombreux pays. 
  • Coton
    Malgré son statut de fibre naturelle, le coton n’a pas son pareil en matière de culture polluante, car il nécessite environ 25 % de la totalité des insecticides au monde et 10 % des pesticides. Cinq de ces neuf principaux pesticides utilisés sont des produits cancérigènes reconnus. 
  • Coton biologique
    Cultivé avec des engrais écologiques et des insecticides naturels, le coton biologique nécessite quand même une grande quantité d’eau, ce qui peut constituer rapidement un problème dans certaines régions où il est cultivé. 
  • Polyéthylène téréphtalate (PET)
    Le PET recyclé provient de bouteilles d’eau et de boissons gazeuses qui sont broyées, lavées et purifiées. Le tout est transformé en fils non tissés pour la confection de tissu en polyester recyclé. Le procédé de transformation du PET (ou plastique no 1) se fait à froid, ce qui évite l’utilisation d’une grande quantité d’énergie et l’émanation de vapeurs toxiques. 
  • Polychlorure de vinyle (PVC)
    Les produits en PVC laissent échapper des résidus chlorés provenant de leur processus de fabrication. Le PVC a des répercussions négatives sur l’environnement et sur la santé des ouvriers qui le manipulent, puisqu’il dégage ces résidus chlorés tout au long de sa vie utile.
  • Publié par lesours dans Environnement | Pas de Commentaires »